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Communiqué de presse du 15/03/13

Dernière mise à jour le 26/04/2018

Madame, Monsieur,

Les vétérinaires ont été nombreux à suivre votre émission sur la "malbouffe à 4 pattes".
Tous ont été surpris par les avis émis par le Dr Lippert (qu'il est le seul à défendre), ainsi que l'orientation donnée aux propos du Dr Diez.
Vous voudrez bien trouver en annexe une mise au point rédigée par le Dr Diez elle-même à ce propos.

En effet, préconiser  des préparations domestiques plutôt qu'une alimentation calibrée en fonction de nos animaux de compagnie ne résiste pas à l'analyse, ni même au simple bon sens :
- les besoins en énergie, protéines, fibres, vitamines et minéraux des carnivores sont bien différents de ceux des humains ; nourrir nos chats et nos chiens avec des aliments qui nous sont destinés est aussi inapproprié que de les dispenser à des canaris, des tortues ou des herbivores
- ce commentaire est d'autant plus pertinent lorsqu'il s'agit des restes de la table familiale, puisque ces restes sont par nature très déséquilibrés (gras, pommes de terre ou pâtes saucées, etc ...)
- nous parlons entre nous de "chiens symptômes", qui révèlent souvent les pathologies dont souffrent les propriétaires (obésité, diabète, etc ...) ; il est à craindre que, par anthropomorphisme, les maîtres croient faire le bonheur de leurs animaux en leur offrant l'alimentation qui plaît à des humains, mais perturbe même la santé de ces derniers.

Pour autant, il est toujours possible de faire plaisir à son animal avec une friandise, mais elle doit rester exceptionnelle, comme récompense après un exercice, par exemple. D'ailleurs, le plus grand des plaisirs qu'un propriétaire puisse faire à son animal est de l'aider à se dépenser physiquement ... après un repas équilibré, comme les croquettes et les conserves élaborées avec rigueur par des firmes spécialisées en nutrition animale.

Au-delà des effets négatifs que certaines assertions erronées pourraient avoir sur les animaux en bonne santé, nous devons souligner les risques vitaux qu'elles font courir à des animaux en croissance ou souffrant de troubles osseux, urinaires, hépatiques, cardiaques, etc ... dont l'état de santé EXIGE des aliments soigneusement calibrés en fonction de leur maladie.

Nous sommes convaincus que votre déontologie professionnelle vous imposera de donner un aussi large écho à la présente qu'aux propos "à charge" des aliments complets diffusés ce 08 mars.

Nous vous prions d'accepter, Madame, Monsieur, nos salutations dévouées,

pour l'UPV,

la SAVAB

PS : l'UPV est le principal syndicat vétérinaire de Belgique et compte à présent plus de 800 membres