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Lettre ouverte au Ministre Rudy Demotte : Réaction à une « suggestion » émise par le destinataire à l’intention de la profession

Dernière mise à jour le 24/10/2014

Monsieur le Ministre-Président,

Les vétérinaires qui ont suivi l’émission du 31 août 2014 de RTL relative à la stérilisation des chats ont été déconcertés par votre analyse et la suggestion selon laquelle ils adapteraient leurs tarifs au vu de ces nouvelles dispositions légales.

Nous nous permettons à notre tour d’émettre quelques commentaires
•    Depuis la genèse de cet arrêté au Conseil du bien-être, nous nous sommes opposés à des mesures aussi draconiennes pour diverses raisons.
•    Les autorités compétentes ont refusé de suivre notre avis et imposent une mesure horizontale. Il nous semble donc qu’il leur incombe de prendre leurs responsabilités et non à des indépendants d’en supporter les conséquences.

Par ailleurs, nous devons vous faire remarquer les éléments suivants
•    La santé animale n’est pas une marchandise, elle ne peut être soumise aux règles qui prévalent dans les relations commerciales.
•    Les vétérinaires tiennent à gérer la douleur de leurs patients dans le respect du bien-être animal sans restriction d’ordre économique.
•    De même, ils ont à cœur de prendre toutes les précautions requises en matière d’asepsie opératoire et utilisent donc du matériel à usage unique et de qualité. Il n’y a aucune économie d’échelle à espérer en ce domaine.
•    Vous-même avez signé le 16 décembre 2004 une loi modifiant la réglementation relative à la lutte contre les excès de la promotion des médicaments, aux termes de laquelle il n’est plus question de bénéficier de réductions pour des achats de médicaments en quantités importantes. Nous approuvons cette décision, mais il faut en tirer les conclusions : nous ne bénéficions pas d’un effet d’économie d’échelle lors d’interventions en grand nombre.
•    Bien au contraire, l’équipement des praticiens qui effectueront ces opérations devra évoluer, vu la fragilité des chatons livrés à la stérilisation précoce. Le coût de cette adaptation est incompressible.

En conclusion, les membres de l’UPV refusent de se voir pris en otages, voire même de se solidariser avec une loi dont ils désapprouvent certains termes.

Nous restons à votre disposition pour tout échange ultérieur à ce sujet et vous prions d’accepter, Monsieur le Ministre-Président, nos salutations dévouées,

Pour la SAVAB, section 2 de l’UPV,

Dr Fabienne Bedet et Docteur Stefan Degallaix
Co-présidents de la SAVAB

Intervention du Dr Joelle Hofmans de l'UPV

Dernière mise à jour le 24/10/2014

Voir ici l'article avec l'intervention du Dr Joëlle Hofmans

On n'est pas des pigeons

Dernière mise à jour le 24/10/2014

L'émission de la RTBF a encore réalisé un reportage à charge des vétérinaires.  La SAVAB se devait de réagir.  Voici donc le communiqué qui a été envoyé à la rédaction.

 

Mesdames, Messieurs,

Suite à votre émission du lundi 13 janvier 2014, l'Association des Vétérinaires Francophones pour les Petits Animaux, section de l'Union Professionnelle Vétérinaire, souhaiterait apporter quelques commentaires à vos assertions :

➢ A la question « on vaccine trop », nous vous répondons : on vaccine surtout trop peu d'animaux ; seulement 25 à 30 % des chats vont chez le vétérinaire pour 40 à 50% des chiens et tous ne se font pas vacciner. D'autre part, un comité scientifique européen auquel participe le Professeur E. Thiry, de l'Université de Liège, a émis une série de recommandations concernant la vaccination (notamment les vaccins indispensables pour les chats, comme les vaccins pour les maladies respiratoires et les vaccins secondaires, qui ne concernent pas tous les chats, en fonction de leur mode de vie [extérieur, intérieur, séjours en pension,..]). Donc les vétérinaires ne vaccinent pas tous les ans tous les animaux avec toutes les valences disponibles. Et la Belgique est un des pays industrialisés où les animaux de compagnie sont parmi les moins médicalisés au monde.

➢ « Les vaccins peuvent générer des tumeurs », c'est exact mais incomplet : il s'agit notamment de fibrosarcomes chez le chat liés à l'adjuvant du vaccin (hydroxyde d'aluminium), mais ce problème se retrouve avec toutes les injections à effet retard et beaucoup plus souvent aux Etats-Unis qu'en Europe (origine génétique ?). D'autre part, il n'a jamais été dit qu'un vaccin était inoffensif, pas plus pour l'humain que pour l'animal, d'où la nécessité de réaliser la vaccination chez un individu en bonne santé, mais les vaccins ont sauvé bien plus qu'ils n'ont tué.

➢ « Durée de validité des vaccins » : l'efficacité de certains d'entre eux est supérieure aux périodes de validité mentionnée dans les notices et des recherches sont en cours pour préciser celles-ci. Toutefois au départ, les labos sont partis du principe que, si la protection était valide jusqu'à un an, on vaccinerait tous les ans. On pourrait aussi tester le taux d'anticorps de chaque animal pour chaque valence avant la vaccination, mais cela serait économiquement non gérable pour les propriétaires. Le vaccin coûte moins cher que les dosages d'anticorps.

➢ « La vaccination chez le vétérinaire coûte 60-65 €, c'est cher » . La vaccination fait partie d'une visite annuelle de contrôle au cours de laquelle un examen général complet est réalisé en vue des détecter les anomalies dentaires, oculaires, dermatologiques, auriculaires, cardiaques, génito-urinaires,...et, de plus, ce montant comprend 21% de TVA. Cette visite comprend également tous les frais liés à la prise de rendez-vous (secrétariat), à la gestion des locaux, à la formation continue obligatoire du vétérinaire,... En outre, le médecin vétérinaire a fait 6 ans d'Université avant de pouvoir exercer son art et il a le devoir de se former tout au long de sa carrière.

Enfin, « le vétérinaire coûte cher. » C'est vrai comme probablement tout service permanent 24h sur 24, 7 jours sur 7 (secours, soins médicaux, plombier, électricien, garagiste, ...).

Voilà ce que nous souhaitions vous dire, non pour critiquer une émission qui a le mérite de poser des questions, mais qui manque probablement de temps pour approfondir les réponses. Nous espérons que ces commentaires pourront être portés vers le grand public car notre idéal commun dans une société complexe reste l'information objective.

Veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, l'expression de nos salutations les meilleures,

Pour la SAVAB,
Dr Stéfan DEGALLAIX
Co-Président

Aldi retire ses colliers pour chats

Dernière mise à jour le 24/10/2014

Aldi retire de ses rayons des colliers pour chats : "La perméthrine provoque la mort dans 90% des cas"

Voir ici l'article de RTL.be

Communiqué de presse du 15/03/13

Dernière mise à jour le 24/10/2014

Madame, Monsieur,

Les vétérinaires ont été nombreux à suivre votre émission sur la "malbouffe à 4 pattes".
Tous ont été surpris par les avis émis par le Dr Lippert (qu'il est le seul à défendre), ainsi que l'orientation donnée aux propos du Dr Diez.
Vous voudrez bien trouver en annexe une mise au point rédigée par le Dr Diez elle-même à ce propos.

En effet, préconiser  des préparations domestiques plutôt qu'une alimentation calibrée en fonction de nos animaux de compagnie ne résiste pas à l'analyse, ni même au simple bon sens :
- les besoins en énergie, protéines, fibres, vitamines et minéraux des carnivores sont bien différents de ceux des humains ; nourrir nos chats et nos chiens avec des aliments qui nous sont destinés est aussi inapproprié que de les dispenser à des canaris, des tortues ou des herbivores
- ce commentaire est d'autant plus pertinent lorsqu'il s'agit des restes de la table familiale, puisque ces restes sont par nature très déséquilibrés (gras, pommes de terre ou pâtes saucées, etc ...)
- nous parlons entre nous de "chiens symptômes", qui révèlent souvent les pathologies dont souffrent les propriétaires (obésité, diabète, etc ...) ; il est à craindre que, par anthropomorphisme, les maîtres croient faire le bonheur de leurs animaux en leur offrant l'alimentation qui plaît à des humains, mais perturbe même la santé de ces derniers.

Pour autant, il est toujours possible de faire plaisir à son animal avec une friandise, mais elle doit rester exceptionnelle, comme récompense après un exercice, par exemple. D'ailleurs, le plus grand des plaisirs qu'un propriétaire puisse faire à son animal est de l'aider à se dépenser physiquement ... après un repas équilibré, comme les croquettes et les conserves élaborées avec rigueur par des firmes spécialisées en nutrition animale.

Au-delà des effets négatifs que certaines assertions erronées pourraient avoir sur les animaux en bonne santé, nous devons souligner les risques vitaux qu'elles font courir à des animaux en croissance ou souffrant de troubles osseux, urinaires, hépatiques, cardiaques, etc ... dont l'état de santé EXIGE des aliments soigneusement calibrés en fonction de leur maladie.

Nous sommes convaincus que votre déontologie professionnelle vous imposera de donner un aussi large écho à la présente qu'aux propos "à charge" des aliments complets diffusés ce 08 mars.

Nous vous prions d'accepter, Madame, Monsieur, nos salutations dévouées,

pour l'UPV,

la SAVAB

PS : l'UPV est le principal syndicat vétérinaire de Belgique et compte à présent plus de 800 membres