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Semaine de l’arbre : les graines d’érable sycomore sont toxiques pour les chevaux

Dernière mise à jour le 22/11/2016

Comme chaque année, la Direction des Espaces verts du Service public de Wallonie distribuera, via les communes wallonnes, des plants gratuits à la population aux alentours de la Sainte-Catherine (25 novembre).
 
L’Union Professionnelle Vétérinaire apprécie très positivement ces actions et nombre de ses membres y participent volontiers. Cette année, la Direction des Espaces verts du SPW désire mettre l’érable à l’honneur.
 
La profession vétérinaire attire l’attention du public sur quelques mots de l’annonce de cette opération.

 

Attention !
Les érables, et en particulier l’érable sycomore, peuvent provoquer la mort des équidés. Veillez dès lors à les planter en dehors et suffisamment loin des zones de pâture dédiées aux ânes et aux chevaux.

Nous apprécions vivement la prudence des promoteurs de la Semaine de l’Arbre 2016, relativement au risque encouru par les équidés à proximité de sycomores. À notre tour, nous tenons à participer à cet effort de prévention en diffusant l’information présente. En tant que garants de la santé et du bien-être des animaux, et sachant que :

  • les éléments toxiques sont inclus dans les graines des érables (samares),
  • les équidés n’éprouvent pas une addiction particulière vis-à-vis de ces fruits,
  • leur forme facilite leur dissémination à grande distance,
  • la dose fatale est inconnue,

 la profession vétérinaire ne peut que recommander

  • de ne pas planter d’érables à proximité de haras, manèges ou pâtures où séjournent des chevaux. Une distance d’au moins 500 mètres est considérée comme une précaution minimale, la dispersion des samares étant variable selon l’environnement (profil du terrain, vents dominants, bâtiments, rideaux d’arbres, …)
  • de préférer des plantations de variétés diverses ou de plants isolés et de proscrire les plantations uniquement d’érables; la biodiversité y gagnera, de même que la santé de nos ânes et de nos chevaux
  • aux amateurs d’érables, d’informer les propriétaires de chevaux voisins de leurs projets de plantations
  • aux propriétaires d’équidés, de veiller particulièrement à leur alimentation en cette saison pour les détourner des samares et leur éviter d’ingérer ces éléments toxiques, de distribuer les aliments dans des mangeoires plutôt qu’à terre, de veiller à la protection des points de distribution et de stockage d’eau pour éviter une contamination par des samares.

 

 

La myopathie atypique des équidés, également appelée myoglobinurie atypique des chevaux au pré, est une myopathie (affections des muscles) extrêmement sévère qui affecte les chevaux séjournant en pâture la majeure partie du temps, généralement en automne et parfois au printemps. Cette maladie est généralement fatale et tend à se manifester à la suite de conditions climatiques particulières.

Les signes cliniques apparaissent de manière soudaine, souvent en moins de 24h. Parfois, les chevaux sont trouvés morts en pâture alors que la veille, ils ne présentaient aucun comportement anormal. Quelques rares signes annonciateurs ont été décrits par les propriétaires (abattement, diminution de l’appétit, coliques, raideur voire boiterie).

Symptômes de la maladie :
  • Ils sont fréquemment retrouvés couchés au pré, le plus souvent sur le flanc
  • Ils présentent de la raideur particulièrement marquée au niveau de l’arrière-main lorsqu’ils sont capables de se déplacer
  • Souvent, les chevaux présentent une difficulté voire une incapacité à se lever ainsi qu’à rester debout, des tremblements musculaires et de la sudation localisés ou généralisés
  • L’émission d’urine anormalement foncée est probablement le signe le plus spécifique de la myopathie atypique
  • Dans 30% des cas, une hypothermie très sévère peut survenir
  • Souvent, le cheval présente des difficultés respiratoires qui s’accentuent avec le temps
  • Des signes de colique sont parfois présents.
La myopathie atypique apparaît comme fatale dans plus de 85% des cas.
La lutte contre l’apparition de cette maladie se fait principalement par des techniques de prévention. Un traitement « symptomatique » du cheval atteint peut être entrepris.  Celui-ci ne vise pas à lutter directement contre l’agent causal de la maladie mais à en combattre les manifestations cliniques. Le traitement a pour objectifs de réduire la souffrance de l’animal, de limiter la destruction musculaire, d’assurer le maintien d’une hydratation satisfaisante et d’aider la fonction rénale.

Appelez votre vétérinaire dès que vous observez des signes cliniques compatibles avec la maladie ou en cas de mort brutale d’un cheval en prairie.

Plus d'infos
http://labos.ulg.ac.be/myopathie-atypique/mesures-prevention/patures

Personnes de contact
Dr Séverine Bernier - 0479/87.41.53
Dr Pierre Paindaveine - 0476/45.96.01

Communiqué 24/02/13

Dernière mise à jour le 22/11/2016

L'Union Professionnelle Vétérinaire (UPV), le principal mouvement syndical vétérinaire belge, représente plus de 40 % des praticiens vétérinaires francophones belges.

Nous avons été aussi choqués que nos concitoyens par la révélation des derniers scandales agro-alimentaires relatifs à l'intégration frauduleuse de viande chevaline dans des produits préparés prétendument bovins.

Quelles sont les réactions des praticiens vétérinaires francophones belges ?

1. Depuis longtemps, nous demandons que les autorités prennent toutes les mesures pour nous aider à assister au mieux la filière équine dans l'intérêt de la santé et du bien-être des chevaux et pour apporter les meilleures garanties au consommateur. C'est pourquoi nous nous astreignons constamment à une identification rigoureuse par l'implantation de puces électroniques à tous les équidés (chevaux, ânes, …) qui nous sont présentés et la rédaction de passeports équins précis.

2. Au-delà de cette identification électronique et de la possibilité d’exclure certains chevaux de la chaîne alimentaire (quand ils ont été traités par des produits à risques), nous souhaitons également la mise en place d’un réseau de veille sanitaire équine efficace et d’un meilleur encadrement des traitements médicamenteux, semblable à ce qui se passe dans d’autres filières animales.

3. Nous luttons depuis des années contre les filières malhonnêtes de vente de médicaments et, une fois de plus, nous prions instamment les autorités sanitaires et judiciaires de soutenir ce combat contre les brebis galeuses du secteur. Entre autres, l'importation de produits alimentaires provenant de pays tiers, le trafic de médicaments par internet, la pratique de vétérinaires d'autoroute doivent faire l'objet d'une vigilance toute particulière de la part des autorités.

Nous restons à votre disposition pour de plus amples informations.

L'UPV.

Voir ici l'article de l'avenir.net

Voir ici l'article de RTL.be

Voir ici l'article du soir du 28/02/12

Voir ici l'article du Sillon Belge

Voir ici l'article de 7sur7