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La peste porcine africaine à 800 km de nos frontières

Dernière mise à jour le 27/04/2018

La peste porcine africaine, une maladie virale généralement fatale pour les sangliers et les porcs, a progressé depuis la Géorgie en 2007 jusqu’en Tchéquie en 2017.

En 10 ans, des dizaines de milliers de sangliers et de porcs ont disparu en Europe suite à cette épizootie.

Malheureusement, aucun vaccin n’est attendu avant plusieurs années alors que ce génotype est particulièrement agressif.

Cette affection n’atteint pas d’autres espèces et les humains en particulier ne risquent aucun inconvénient du fait de ce virus. En revanche, on sait que les déplacements humains sont les principaux  vecteurs de cette maladie. 

En Belgique, 95 % de l’élevage porcin se situent en Flandre, mais la grande majorité des sangliers (30.000 !) divaguent en Wallonie. Si la peste porcine africaine devait se répandre chez nous, ce serait un désastre pour l’économie nationale. Particulièrement pour les élevages en plein air, en contact épisodique avec des sangliers.

Désormais, seul le territoire allemand nous sépare des foyers les plus proches. Autant dire que cette épizootie est à nos portes !

Ce virus est très résistant, il survit

  • 105 jours dans la viande, même hachée
  • 182 jours dans la viande salée
  • 300 jours dans la viande séchée
  • 300 jours dans la peau et la graisse
  • 1000 jours dans la viande congelée
  • Etc …

Les 3500 chasseurs wallons, le DNF, de nombreux vétérinaires (chercheurs et praticiens), l’AFSCA, les éleveurs et même l’armée sont alertés.

Vous pouvez participer à cet effort de vigilance en évitant de rapporter de l’étranger des aliments préparés à base de viande de porc. Toutes les occasions de ramener des spécialités charcutières de pays d’Europe Centrale et Orientale doivent être proscrites que ce soit par le tourisme, la chasse, les transports routiers, …

De même, si vous découvrez une dépouille de sanglier au cours de vos promenades, où que ce soit en Belgique, vous rendrez un grand service à nos éleveurs et à la société en la signalant à l’administration communale, au DNF ou à un vétérinaire.

Jusqu’à présent, il n’a pas été possible de stopper la progression de cette maladie, mais bien de limiter ses effets grâce une vigilance constante et à la collaboration de la population.

Cliquez ici pour voir la progression des cas depuis 2007.

Contact : upv@upv.be