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Communiqué de presse de l'UPV suite au reportage du « Scan », JT RTBF du 4 juin 2018

Dernière mise à jour le 08/06/2018

L’Union Professionnelle Vétérinaire (UPV), en tant qu’organe de défense de la profession vétérinaire, tient à communiquer suite à la diffusion du reportage du “Scan” du JT de la RTBF de ce 4 juin 2018 intitulé « Le juteux marché de la croquette ».
 
Que cherche exactement la RTBF au travers de ce reportage? Nous discréditer? Faire du vété-bashing? Nous pensons que ce « Scan » n’a pour but que de faire le buzz sur un non événement qui, de plus, est totalement diffamatoire. Nous déplorons qu’une chaine de télévision publique utilise des procédés aussi vils dans le but unique de faire de l’audimat, sans discernement, en lynchant une profession toute entière, dévouée corps et âme à ses patients et à ses clients.
 
Que nous est-il réellement reproché ? Le « Scan » prétend que tout vétérinaire qui vendrait des aliments à un client dont l’animal ne serait pas suivi par celui-ci serait en infraction avec l’article 23 du Code de déontologie vétérinaire.
 
Cet article du Code, retranscrivons le ci-après : “Il n'est pas permis au vétérinaire d'exercer la médecine vétérinaire et une autre profession qui le mettrait en conflit avec les règles du Code de déontologie ou l'intérêt général. Toute activité qui n'est pas liée à l'exercice de la médecine vétérinaire doit être pra­tiquée dans des locaux séparés de ceux qui sont réservés à l'exercice de la médecine vétérinaire.”
 
Nous avons retourné cet article dans tous les sens et, mis à part dans le cas d’un salon de toilettage, nous ne voyons absolument pas le lien entre cet article et la vente de l’alimentation.
 
En ce qui concerne un éventuel conflit d’intérêt, comme évoqué au cours du reportage, aucun vétérinaire ne vend exclusivement une seule marque d’alimentation et dans ces conditions, le vétérinaire garde son libre arbitre et son intégrité scientifique loin d’un quelconque conflit d’intérêt.
 
Nous affirmons que les propos tenus dans ce reportage sont une interprétation erronée ou à tout le moins une interprétation déviante du Code de déontologie. NOUS AVONS BEL ET BIEN LE DROIT de vendre de l’alimentation dans nos structures vétérinaires.
 
En effet, qui mieux que nous, vétérinaires, peut conseiller les clients soucieux d’améliorer le bien-être de leurs animaux de compagnie par une alimentation adaptée à leurs besoins spécifiques?
 
Sachez, à titre subsidiaire, que l’alimentation fait bel et bien partie de l’exercice de la Médecine vétérinaire puisque scientifiquement et mondialement reconnue comme l’un des 5 piliers de la Médecine Vétérinaire par la WSAVA (World Small Animal Veterinary Association).
 
L'Union Professionnelle Vétérinaire a envoyé un courrier d’interpellation à l’Ordre afin de communiquer notre désaccord quant à l’interprétation hors propos de ce fameux article 23 du Code de déontologie au préjudice des Consœurs et Confrères.
 
Enfin, nous profitons de la présente pour remercier le grand public de la bienveillance avec laquelle il a accueilli notre communication sur les réseaux sociaux au lendemain de ce reportage diffamatoire (partages Facebook, messages de soutien). 
Cet élan de solidarité de la part des maîtres de nos petits patients nous réconforte au quotidien et nous pousse à garder comme objectif éternel notre quête de l’excellence.
 
Pour l’Union Professionnelle Vétérinaire et la SAVAB (Small Animal Veterinary Association of Belgium),
Dr Alexandre Bongartz, Dr Laurence De Meester – de Courcy et Dr Stéphane Dewaels