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VT Surfing : Des caresses antistress

10/01/2013 par

Le ronronnement n’est pas la seule «fonction» thérapeutique des chats

Mécanisme encore mystérieux, le ronron émet sur des basses fréquences (25 à 50 hertz) aux propriétés apaisantes éprouvées. Une forme très particulière de musicothérapie …. Ces ondes favorisent la production de sérotonine et d’endorphine avec des effets positifs et bienfaisants sur la nervosité, la dépression, l’insomnie.
Cependant, certains ne ronronnent pas. Et certains maîtres sont incommodés par le «bourdonnement» trop bruyant de leur minet. «J’en ai eu une, Olympe, qui dormait avec moi et ronronnait fortement pendant son sommeil, avoue Madeleine, 60 ans, historienne.
Or ce bruit censé m’apaiser m’énervait beaucoup. Il m’est arrivé de la caresser doucement pour que je puisse enfin m’endormir.» Car le chat nous guérit aussi – et peut-être surtout – par les caresses que nous lui prodiguons, par les contacts physiques qui nous lient à lui. À travers eux, nous ressuscitons les premiers câlins avec notre mère.
D’ailleurs, «plus nous avons manqué de tendresse dans l’enfance, plus nous avons tendance à nous tourner vers les animaux pour trouver auprès d’eux une complétude affective», affirme Isabelle Claude, équithérapeute, auteure du Cheval, miroir de nos émotions (Éditions DFR, 2007).

Les fameux bars à chats de Tokyo – il en existe sept –, où les Japonais viennent évacuer leur stress et se relaxer en compagnie de félins, remplissent cette fonction. Les matous jouent, vont, viennent. Les clients regardent, caressent. À l’entrée, un avertissement : «Interdiction de forcer un chat à être caressé.» Pour la tranquillité de tous, les enfants sont interdits. «Une loi autorise les propriétaires d’immeubles à interdire les animaux domestiques, faute de place et par souci d’hygiène, explique encore Véronique Aïache dans son livre. Les bars à chats permettent de profiter d’eux sans en avoir les contraintes.» Pour l’anecdote, citons l’histoire de ces deux clients qui ont fait connaissance en caressant le même chat et se sont mariés… «Ce n’est pas seulement parce qu’il rend des services – comme chasser les rongeurs – que l’homme a laissé le chat s’installer sur ses canapés, observe Jean-Yves Gauchet. Non, je crois que les félidés et les hominidés étaient faits pour se retrouver. C’est au-delà du rationnel, ça nous dépasse.» Depuis l’ouverture du premier du genre à Osaka en 2004, ces cafés sont devenus très populaires au Japon. Pour la modique somme de 15 euros (voire 7à 10 € selon les lieux), les clients peuvent passer une heure avec un chat, admirer sa grâce et sa souplesse, jouer avec ou le nourrir. Mais ici, contrairement aux bars à hôtesses, la pâtée est beaucoup plus courue que le champagne. L’accès des «cat cafés» est interdit aux moins de 13 ans.
Le succès de tels endroits n’est pas dû à une quelconque perversité, mais à l’impossibilité pour de nombreux Japonais d’avoir des animaux domestiques. Souvent contraints d’habiter dans des petits logements au loyer exorbitant et travaillant généralement tard, les Tokyoïtes ne sont pas en mesure de s’occuper d’un compagnon à quatre pattes. Les règles sont relativement strictes, les félins ne sont pas dérangés pendant leur sieste par exemple. De plus, l’hygiène est un point incontournable : il faut se déchausser et se laver les mains avant d’entrer dans le bar. Les visiteurs ont la possibilité de jouer avec les animaux grâce à toute une série d’accessoires et de jouets pour chat.

Un couvre-feu pour les «geichats» à Tokyo ?
Mais voilà une nouvelle qui ne sera pas pour plaire aux amateurs tokyoïtes de chats. En raison d’une loi édictée par la municipalité, les bars à chats, équivalents félins (et nippons) des bars à hôtesses, seront bientôt contraints de fermer leurs portes à 22 h. Le couvre-feu instauré par la municipalité de Tokyo est la conséquence d’une loi interdisant aux animaleries de commercer après 20 h. Nombreux sont ceux qui considèrent cette décision comme un véritable drame. «Les chats vivent la nuit, comme les employés de bureau japonais. Mes clients viennent généralement ici après le travail pendant la semaine. Les heures tardives profitent à tout le monde. J’ai peur que cette loi soit néfaste pour mes affaires. Que ferons-nous des chats ensuite ?» s’inquiète ainsi Takafumi Fukui, le propriétaire du Calico Cat Café à Tokyo interrogé par The Atlantic Wire.

Autres lieux, autres mœurs
En Corée, le bar à chats jouerait un rôle légèrement différent. Beaucoup de Coréens n’étant pas encore habitués à avoir des animaux domestiques, et encore moins de chats, cet endroit leur permet de se familiariser avec les félins. A savoir que les chats terrifient encore beaucoup de monde ici. Le principe est simple, vous payez la consommation et vous pouvez rester aussi longtemps que vous voulez dans cette pièce remplie de chats.

Des jouets sont à disposition pour jouer avec eux. On croise des choses assez singulières comme par exemple ce chat tondu façon caniche...

Certains chats n’aiment pas les caresses, dans ces cas-là, ils ont un collier jaune. Et on peut aussi y trouver des chatons à vendre. Depuis quelques mois, un bar à chats appelé «Café Neko» a ouvert ses portes en Autriche à Vienne. Vous vous en douterez, l’ambiance est quelque peu différente et l’endroit ressemble à un véritable café. L’espace est immense et laisse beaucoup de place pour que les animaux s’amusent. Sur les murs, on peut y voir des perchoirs sur lesquels les chats du café peuvent se prélasser. Contrairement au Japon où les clients sont vraiment au contact des chats, et peuvent même s’asseoir par terre par exemple, dans ce tables réparties autour de l’espace où les chats vont jouer.

http://blog.infotourisme.net/bar-a-chats/

(synthèse AS)

Article publié dans le Veterinaria n° 8/2012, page n° 52